littérature contemporaine
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L’histoire fabuleuse de La clandestine du voyage de Bougainville de Michèle Kahn

Voilà une histoire vraie qui me passionne et me réconforte comme le ferait un conte pour enfants. Il y a quelques années, après avoir vu une exposition au magnifique Hôtel de la Marine à Paris, je me suis mis en tête que je devais découvrir qui était cette fameuse Jeanne Barret, apprentie botaniste qui avait embarqué clandestinement sur le navire de Bougainville. J’avais alors choisi de lire L’aventurière de l’Étoile de Christel Mouchard, mais cette année, en plein book trip en mer, j’ai décidé de laisser une chance à La clandestine du voyage de Bougainville de Michèle Kahn.
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Les naufragés du Wager de David Grann, l’expédition qui remue

Lorsque j’ai prévenu que je comptais sortir de mon trou de souris pour me joindre à ce nouveau book trip en mer, malgré mes difficultés avec le vocabulaire naval, Fanja m’a tout de suite parlé d’un roman qui lui avait fait changer d’avis sur le genre ; et quand j’ai lu sa chronique, j’ai réalisé qu’il était peu ou prou le point de départ de cette lubie aventureuse qu’est le book trip en mer. J’ai donc voulu partir aux origines de notre névrose collective et j’ai ouvert Les naufragés du Wager. Vagère ? Waguère ? Ouadjère ? Ouaguère ? Ouaguew ?
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Toc, toc, toc, c’est les Tommyknockers de Stephen King

Un cadeau plein de frissons ! Ce roman de Stephen King, à la couverture inquiétante noire et verte, est apparu dans mes mains après avoir été libéré de son papier cadeau : pour mon anniversaire, quelqu’un-qui-compte, avait décidé d’étoffer ma collection. Idée judicieuse évidemment, Stephen King faisant partie de mes valeurs sûres… Encore un livre bien choisi, symbole d’amour avec quelques effets secondaires : car je peux vous dire que j’ai transpiré durant cette lecture.
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Des récits virtuoses sur les Terres promises de Bénédicte Dupré la Tour

Voilà un roman qui m’a été chaleureusement apporté par le Père Noël, ayant été inspiré par ma petite liste d’enfant sage, elle-même inspirée par ce billet d’Inngamic, qui loue grandement les qualités d’écriture de Bénédicte Dupré La Tour et m’appelle au rêve avec ce cadre mythique et dangereux de la ruée vers l’or. J’aime cette période chez Jack London, j’ai envie de la découvrir sous la plume de Bénédicte Dupré La Tour.
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Promenade violente et lumineuse dans le New York des années 20 avec Le gang des rêves de Luca di Fulvio

C’est à cause d’une croix gammée que j’ai lu Le gang des rêves de Luca Di Fulvio. Je voulais lire Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo mais en voyant la couverture avec sa croix maudite ostentatoire, j’avais pris la décision de ne pas le lire en public. Il fallait donc que je trouve un autre livre à lire, et vite, car j’avais justement rendez-vous chez le coiffeur : je me suis hâtée de regarder dans ma bibliothèque numérique ce qu’il y avait et j’ai vu ce roman qui avait eu un grand succès en son temps.
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Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo : loufoque, dérangeant ou les deux ?

Le problème, c’est que je fais des listes de livres, listes que je sème un peu partout, sans les lier entre elles et que je finis par ne plus me souvenir quand, pourquoi et comment j’ai décrété que les dits ouvrages étaient à lire. C’est un peu ce qui s’est passé avec Le Reich de la lune : je l’ai commandé parce que je savais que l’avais voulu un jour, mais quand je l’ai reçu, que j’ai vu la couverture et lu le résumé, je me suis demandé dans quelle affaire j’étais en train de m’embarquer.
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Des nouvelles particulières dans le recueil Le corps de l’âme de Ludmila Oulitskaïa

A l’origine, j’étais entrée dans la librairie parce que je voulais acheter Une fin heureuse de Maren Uthaug, qui était présenté en vitrine. Le problème, c’est qu’une fois entrée, je furette dans les rayons et je ne le trouve absolument pas. Demander au libraire ? Vous voulez dire : déranger le libraire ? Vous n’y pensez pas. J’ai donc paniqué, pris le premier bouquin qui me rassurait et je suis allée l’acheter. Ce bouquin, c’était Le corps de l’âme et il m’avait rassurée parce que c’était du Ludmila Oulitskaïa.
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J’ai essayé de comprendre les Kiffe Kiffe de Faïza Guène

C’est en mettant le museau dans une boîte à livres que Kiffe kiffe demain s’est retrouvé entre mes mains. Il y avait plein d’autres livres mais quand je l’ai vu, je me suis tout de suite remémoré l’engouement qu’il y avait eu autour de lui en 2004 lors de sa sortie et de l’obsession que certains jeunes gens avaient pour elle. Moi, ado, j’étais très effrayée par ce titre avec « kiffe » dedans, parce que je voulais lire des romans avec une langue très travaillée, délicate, qui me sortait de l’ordinaire. J’étais snob. Hors de question de le lire.
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L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

Je vais ouvrir ici mon année 2026 avec Maryse Condé : c’est une décision qui me paraît propre et optimiste comme un mélange de clémentine et de chocolats. Comme d’habitude, le roman m’a sauté dans les mains. J’errais à la médiathèque avec toute l’innocence du monde quand je suis passée tout-à-fait par hasard dans le rayon de Maryse Condé. La couverture toute colorée et le titre bien sombre m’ont capturée, je n’ai pas résisté, je n’ai rien pu faire, et en octobre 2025, j’ai dévoré la femme cannibale.
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Les froides et bizarres petites boîtes de Yoko Ogawa

Quand j’ai déchiré avec maladresse le papier décoratif, j’ai été enchantée de découvrir un livre de Yoko Ogawa que je connaissais déjà pour l’infiniment triste Petit joueur d’échecs. Enchantée, certes, mais pour être honnête, également un peu rebutée : j’ai laissé le livre de côté un long moment car j’étais déjà triste et que je ne voulais pas saupoudrer du Yoko Ogawa sur ma tristesse. Alors, j’ai décidé d’attendre qu’il soit l’heure. Je n’ai pas attendu l’heure.
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