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On achève bien les chevaux : le jour où le film de Pollack m’a fait aimer le roman d’Horace McCoy

Tout a commencé sur le prolifique blog du Cannibal Lecteur : en février 2026, la belette nous présentait le roman, dans une réédition à la couverture très esthétique, précisant qu’il s’agissait davantage d’un roman noir sur le contexte social des USA dans les années 1930 que d’un roman policier. Séduite par le concept du livre qui me rappelle « Marche ou crève » de Stephen King, séduite par cette couverture épurée mais vintage, je bondis en commentaire et en plaisantant sur mon manque de culture, je lance l’idée de lire le livre puis de visionner le film.

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C’est peut-être votre dernière chance d’aller voir Projet dernière chance au cinéma

En ce moment, je suis trop sauvage pour aller au cinéma. Le grand bazar du monde m’agace, la bousculade, les bruits, ceux qui poussent, ceux qui rouspètent, ceux qui tapent dans les sièges… Je ne sais pas si c’est un trait qui s’aggrave avec les années mais être enfermée dans des univers totalement fictionnels sans présence humaine réelle me convient à merveille. Et finalement, c’est ce que ce film a réussi à m’apporter, dans une salle pourtant bondée où il a fallu déplacer les uns et les autres pour que tout le monde puisse s’asseoir.

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Des récits virtuoses sur les Terres promises de Bénédicte Dupré la Tour

Voilà un roman qui m’a été chaleureusement apporté par le Père Noël, ayant été inspiré par ma petite liste d’enfant sage, elle-même inspirée par ce billet d’Inngamic, qui loue grandement les qualités d’écriture de Bénédicte Dupré La Tour et m’appelle au rêve avec ce cadre mythique et dangereux de la ruée vers l’or. J’aime cette période chez Jack London, j’ai envie de la découvrir sous la plume de Bénédicte Dupré La Tour.
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Promenade violente et lumineuse dans le New York des années 20 avec Le gang des rêves de Luca di Fulvio

C’est à cause d’une croix gammée que j’ai lu Le gang des rêves de Luca Di Fulvio. Je voulais lire Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo mais en voyant la couverture avec sa croix maudite ostentatoire, j’avais pris la décision de ne pas le lire en public. Il fallait donc que je trouve un autre livre à lire, et vite, car j’avais justement rendez-vous chez le coiffeur : je me suis hâtée de regarder dans ma bibliothèque numérique ce qu’il y avait et j’ai vu ce roman qui avait eu un grand succès en son temps.
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Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo : loufoque, dérangeant ou les deux ?

Le problème, c’est que je fais des listes de livres, listes que je sème un peu partout, sans les lier entre elles et que je finis par ne plus me souvenir quand, pourquoi et comment j’ai décrété que les dits ouvrages étaient à lire. C’est un peu ce qui s’est passé avec Le Reich de la lune : je l’ai commandé parce que je savais que l’avais voulu un jour, mais quand je l’ai reçu, que j’ai vu la couverture et lu le résumé, je me suis demandé dans quelle affaire j’étais en train de m’embarquer.
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L’irrésistible conte absurde La guerre des salamandres de Karel Capek

« Je ne bougerai pas d’ici tant que je n’aurai pas vu un bébé salamandre » ai-je assuré, en trépignant dans le froid et en sondant le fond trouble de la fontaine des Carmélites. Auprès de moi, Monsieur attendait silencieusement, ne protestant pas, sachant que je me lasserais avant lui — et sans doute curieux, lui aussi, d’apercevoir ladite créature. Croyez-le ou non, ma patience fut récompensée : deux petits têtards se sont montrés subrepticement, sans doute interrompus sur leur chemin par mon glapissement ravi. Voilà mon expérience avec les salamandres.
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Objectif zéro d’Anthony McCarten entre spectaculaire et déception

On se contacte par Insta et WhatsApp, on a plusieurs réseaux sociaux, on se met en scène, on documente sa vie et on laisse une quantité de données faramineuses sur un nombre incalculable d’appli’ — il y en a une pour tout, pour la bouffe, pour le sexe, pour l’argent et pour savoir quand le soleil se lève. Refuser de jouer ce jeu-là, c’est bizarre. L’anonymat ne relève plus de l’intime mais du suspect. Parfois, les gens oublient que j’existe car je n’apparais pas au bon endroit dans le gros doudou rectangulaire qu’est notre téléphone. En fait, je suis presque…
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Femmes Prix Nobel — Celui qui revient, Han Kang

Je voulais découvrir l’un de ses romans pour deux raisons : Han Kang est la première femme asiatique à obtenir cette distinction inestimable et elle est la dernière femme à l’avoir reçu au moment où j’écris mon article. J’ai choisi son livre Celui qui revient car il traite d’un sujet que j’ai vu évoqué avec beaucoup de pudeur dans plusieurs séries coréennes, notamment l’une de mes préférées, Reply 88. Ce sujet, c’est celui de la répression des étudiants sous la régence du dictateur Chun Doo-Hwan au début des années 1980.
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Femmes Prix Nobel — La supplication de Svetlana Alexievitch

Après la Suède avec Selma Lagerlöf, puis les Etats-Unis avec Toni Morrison, j’embarque dans la littérature de la dissidente biélorusse Svetlana Alexievitch, récompensée par le Prix Nobel de littérature en 2015. J’ai à peine lu son parcours pour me décider. À vrai dire, j’ai compris qui elle était en lisant simplement sa bibliographie : La guerre n’a pas un visage de femme, La fin de l’homme rouge, Les cercueils de Zinc… Malgré les menaces, Svetlana Alexievitch recueille la parole, la respecte, la diffuse. Et j’ai choisi de lui faire confiance en lisant La supplication — Tchernobyl, chroniques du monde après…
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Femmes Prix Nobel — Sula de Toni Morrison

Pour être parfaitement honnête, j’ai déjà lu et aimé plusieurs de ses romans, mais je l’ai incluse dans ma petite sélection pour m’assurer un moment de réconfort. Je veux bien me lancer des défis, mais il me faut des passerelles rassurantes. Et entrer dans un roman de Toni Morrison, pour moi, c’est comme rentrer à la maison, enfiler ses pantoufles, retirer son soutien-gorge et boire un thé trop infusé, en chaussettes, en regardant les drames du bout de la rue.
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