L’avis qui ne comptait pas.

  • Courte parenthèse au pays des virus avec Ce n’était que la peste de Ludmila Oulitskaïa

    Courte parenthèse au pays des virus avec Ce n’était que la peste de Ludmila Oulitskaïa

    j’avais été prise d’une curiosité, que dis-je, d’une fièvre : je voulais absolument lire Les âmes mortes de Gogol, dont je ne connaissais que les nouvelles. Je suis donc allée à la médiathèque, me suis faufilée dans le rayon consacré à la littérature russe, et c’est là que j’ai vu le livre tant convoité mais aussi, à quelques pas de lui, ce titre accrocheur : Ce n’était que la peste. Le titre, drôle en lui-même, m’a aguichée ; et puis j’ai vu le nom de l’autrice, Ludmila Oulitskaïa, que je connaissais pour Mensonges de femmes. Et hop, réalité, fatalité : tote-bag.

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  • Les âmes mortes de Gogol, une blague drôle même sans chute

    Les âmes mortes de Gogol, une blague drôle même sans chute

    Quand j’ai découvert Gogol, j’étais jeune, et j’ai ricané comme une andouille à cause de son nom. Et quand je l’ai lu pour la première fois il y a quelques années, j’ai ricané comme une andouille à cause de son œuvre. J’avais lu un recueil intitulé Les nouvelles de Pétersbourg et le Manteau, le Nez, le Journal d’un fou m’avaient tiré des rires francs. Depuis, je l’avais ignoré.

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  • Ce que j’ai lu pendant la nuit de la lecture 2026

    Ce que j’ai lu pendant la nuit de la lecture 2026

    18h10. Ça y est, la nuit est tombée sur la ville toute pimpante de ses lumières artificielles. Le monde s’active encore, les passants s’affairent dans la rue, les voitures roulent, les bus ronchonnent, la pluie crachote, mais moi, j’ai fait un cessez-le-feu toute seule. Il est 18h20 quand les plaids sont sortis, les petites lampes et les petites bougies allumées, et que je me love contre des coussins, dans la pénombre, avec ma liseuse. Je ne le sais pas encore à ce moment-là, mais je vais lire jusqu’à 3 heures du matin, et terminer la douce épopée par un fou…

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  • Séjour enneigé à l’asile de Gaustad avec le cri de Nicolas Beuglet

    Séjour enneigé à l’asile de Gaustad avec le cri de Nicolas Beuglet

    J’avais vu ce livre il y a longtemps dans les mains de ma mère et j’avais ricané, parce que le titre Le cri était ironiquement raccord avec le nom de l’auteur « Beuglet ». J’ai une espèce de passion absurde pour les aptonymes et je peux rire pendant trois jours si je découvre sur mon chemin une plaque dorée avec écrit « M. LATTAQUE – Cardiologue ». Je suis allée spécifiquement dans le rayon des polars en octobre, parce que je voulais en découvrir un, j’avais en tête l’idée d’entrer dans la période d’Halloween avec des bonbons acides et des polars. Alors quand j’ai…

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  • L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    Je vais ouvrir ici mon année 2026 avec Maryse Condé : c’est une décision qui me paraît propre et optimiste comme un mélange de clémentine et de chocolats. Comme d’habitude, le roman m’a sauté dans les mains. J’errais à la médiathèque avec toute l’innocence du monde quand je suis passée tout-à-fait par hasard dans le rayon de Maryse Condé. La couverture toute colorée et le titre bien sombre m’ont capturée, je n’ai pas résisté, je n’ai rien pu faire, et en octobre 2025, j’ai dévoré la femme cannibale.

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  • Bonne année 2026

    Bonne année 2026

    L’année 2025 s’achève pour moi dans des volutes de thé noir aux épices et des restes de Ferrero Rocher délicieusement écœurants ; c’est la patte toute tremblante que j’entreprends d’écrire un nouvel article, après avoir fui mes responsabilités pendant deux mois, parce que partager L’hospitalité au démon m’avait fortement troublée. Sensibleries.

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  • Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    J’étais encore en train de fourrer mon museau dans le rayon de Maryse Condé à la médiathèque, quand des livres de Raphaël Confiant, disposés juste à côté, m’ont attiré l’œil. Il y avait Rue des Syriens que m’avait offert feu ma grand-mère et que j’avais lu, puis profondément aimé. J’avais une affection particulière pour ce roman et, même si j’avais toute une liste des autres Confiant que je voulais lire, je ne m’étais jamais exécutée. Alors, j’ai pioché un roman au hasard et je suis rentrée chez moi avec Tituba et Stéphanie Saint-Clair.

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  • Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Franchement, j’étais un peu honteuse d’admirer l’artiste sans admirer l’œuvre. Je me suis délectée des autobiographies de Maryse Condé, j’ai été inspirée par celles-ci, et par Maryse elle-même à vrai dire, mais je n’avais pas lu de romans de sa part. Les vrais pleins de fictions, ceux accouchés par l’imagination. Je me souvenais bien, pourtant, de ce roman qui était à mettre dans toutes les mains durant la tendance sur les sorcières, avec cette couverture magnétique chez Folio, sur laquelle une femme noire vêtue de blanc, sein nu, regarde vers la gauche. Alors, je me suis dit « lisons le livre…

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