
En ce moment, je suis trop sauvage pour aller au cinéma. Le grand bazar du monde m’agace, la bousculade, les bruits, ceux qui poussent, ceux qui rouspètent, ceux qui tapent dans les sièges, ceux qui font tomber leur popcorn… Je ne sais pas si c’est un trait qui s’aggrave avec les années mais être enfermée dans des univers totalement fictionnels sans présence humaine réelle me convient à merveille. Et finalement, c’est ce que ce film a réussi à m’apporter, dans une salle pourtant bondée où il a fallu déplacer les uns et les autres pour que tout le monde puisse s’asseoir.
Projet dernière chance de Phil Lord et Christopher Miller m’a été recommandé par une amie (très) insistante, et puis les articles que j’ai vu passer çà et là m’ont encouragée à sortir de mon trou de souris. Et heureusement que j’y suis allée, parce que ce film fait partie de ceux qu’il faut voir au cinéma : pour les images exceptionnelles à découvrir sur grand écran et pour les émotions qui semblent vibrer dans une salle attentive et angoissée, pleinement plongée dans une histoire folle qui n’existe pas.
Il s’agit là d’un très beau film d’action sensible, certes long, mais dont j’ai apprécié les longueurs parce que cela me permettait de rester plus longtemps dans cet univers. L’astronomie me fascine, la galaxie et l’univers entier me fascinent par leur beauté et j’étais donc un public plutôt acquis ; je pense d’ailleurs qu’on n’a pas vu d’aussi belles images « spatiales » au cinéma depuis Interstellar. Et, cerise sur le gâteau, le récit ici ne ressemble en rien à Interstellar, c’est d’une beauté et d’une simplicité touchante, il n’y a rien de tordu et cela prend la tournure d’un conte spatial tout à fait charmant, qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. On est sauvage, mais sensible.
Amaze amaze amaze.





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