Cinéma
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On achève bien les chevaux : le jour où le film de Pollack m’a fait aimer le roman d’Horace McCoy
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Tout a commencé sur le prolifique blog du Cannibal Lecteur : en février 2026, la belette nous présentait le roman, dans une réédition à la couverture très esthétique, précisant qu’il s’agissait davantage d’un roman noir sur le contexte social des USA dans les années 1930 que d’un roman policier. Séduite par le concept du livre qui me rappelle « Marche ou crève » de Stephen King, séduite par cette couverture épurée mais vintage, je bondis en commentaire et en plaisantant sur mon manque de culture, je lance l’idée de lire le livre puis de visionner le film.
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C’est peut-être votre dernière chance d’aller voir Projet dernière chance au cinéma

En ce moment, je suis trop sauvage pour aller au cinéma. Le grand bazar du monde m’agace, la bousculade, les bruits, ceux qui poussent, ceux qui rouspètent, ceux qui tapent dans les sièges… Je ne sais pas si c’est un trait qui s’aggrave avec les années mais être enfermée dans des univers totalement fictionnels sans présence humaine réelle me convient à merveille. Et finalement, c’est ce que ce film a réussi à m’apporter, dans une salle pourtant bondée où il a fallu déplacer les uns et les autres pour que tout le monde puisse s’asseoir.
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Aucun autre choix : vraiment ?

Parfois, tout à fait symboliquement, je choisis au hasard une séance de ciné le dimanche, pour pouvoir dire que j’ai mis le nez dehors le week-end. C’est ce que j’ai fait ce dimanche là. J’ai vu qu’un film coréen allait être diffusé à 16h, je me suis dit qu’il y aurait des chances que le film me plaise et qu’il y aurait peu de monde. C’est donc comme une fleur que j’ai débarquée à l’avant-première de Aucun autre choix de Park Chan-Wook, trottinant comme une chèvre pour embarquer dans la file d’attente, surprise par le monde que je croyais éviter.
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Evanouis, un conte horrifique signé Zach Cregger

Je suis obsédée par les disparitions d’enfants. Je crois que cela remue une peur profonde chez moi, depuis fort longtemps, parce que j’ai grandi dans une France arrosée de faits divers sordides. Je voyais les théories sur le petit Grégory dans les magazines posés dans les toilettes et les affiches d’Estelle Mouzin placardées aux péages — alors qu’elle et moi, on avait deux ans d’écart seulement. Quand j’étais enfant, ça me faisait peur. Quand j’étais ado, ça me faisait peur. Quand je suis devenue adulte, ça m’a terrifiée.
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Un public loufoque pour Eddington de Ari Aster

Moi, j’ai pouffé bêtement. Et j’ai aussitôt replongé mon nez dans mon magazine fourni par le cinéma : il n’aurait tout de même pas fallu que mon sens de l’humour donne l’impression que j’étais ouverte à la moindre interaction sociale ! Le problème avec les interactions sociales, c’est qu’on les voit arriver, mais on ne sait jamais quand elles se terminent. C’est dans cette ambiance loufoque, devant ce public loufoque, que le film a démarré.
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Délicieuses tensions dans A normal family

J’ai vu la bande-annonce de A normal family de Hur Jin-Ho et j’ai compris qu’on allait servir dans mon assiette tout ce que j’aime : des frères en conflit, des parents qui doutent, des adolescents qu’on devrait peut-être détester, des classes sociales qui s’entrechoquent, à travers une intrigue simple : deux familles pensent reconnaître leurs enfants sur une vidéo où un SDF est battu à mort. Communiquer, protéger, dénoncer, accompagner : qu’est-ce qu’on fait ?
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Les tièdes multitudes de Life of Chuck

Je ne l’ai pas lu. J’avais pourtant dit dans mon article sur le fameux Comte de Monte-Cristo que je lisais les livres avant d’aller voir les films au cinéma, mais je n’avais pas le temps alors je me suis dit que pour une fois, je pourrais être un peu moins pénible. Mauvaise nouvelle : je vais être pénible…
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L’absurde mais propre Phoenician scheme de Wes Anderson

J’aime ce genre d’images : les décors étranges, propres et finement agencés, la lumière et les couleurs vives, les effets de texture, les mosaïques et les peintures célèbres en fond. On a l’impression que chaque scène pourrait être une photo, tout le monde se tient exagérément droit, c’est artificiel à souhait : un univers absurde à la Ionesco se dessine — et j’y suis sensible…
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Légèreté des sentiments et Paris de carte postale dans La venue de l’avenir de Cédric Klapisch

C’est ainsi qu’après de la mauvaise foi, un film japonais, un donut et un thé, j’ai filé dans le Paris de Cédric Klapisch. Car c’est ce qui m’a fait aimer le film : Paris. J’aime Paris en peinture, en gris, en nuages et en Tour Eiffel clinquantes. S’il y a des thèmes légers et mignons à explorer tranquillement en famille, ce qui est surtout joli dans ce film, ce sont les plans sur le Paris de maintenant et le Paris d’avant, celui du XIXe siècle…
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