
Voilà un roman qui m’a été chaleureusement apporté par le Père Noël, ayant été inspiré ma petite liste d’enfant sage, elle-même inspirée par ce billet d’Inngamic, qui loue grandement les qualités d’écriture de Bénédicte Dupré La Tour et m’appelle au rêve avec ce cadre mythique et dangereux de la ruée vers l’or. J’aime cette période chez Jack London, j’ai envie de la découvrir sous la plume de Bénédicte Dupré La Tour.
Dès les premières pages, j’ai pris une petite claque sur le nez. La plume de l’autrice est aussi intense que raffinée. Il y a quelque chose de poétique dans la description de toutes sortes de choses sordides qu’elle s’évertue à décrire. Le langage devient une zone de jeu et d’exacerbation de la réalité. C’est d’une qualité remarquable et ce n’est même pas ennuyeux. Il y a une maîtrise dans la langue et l’évocation qui font que je pense sincèrement que Bénédicte Dupré La Tour peut parler de ce qu’elle veut, ce sera intéressant.
La ruée vers l’or, c’est la ruée vers de splendides paysages pleins de désespoir, aussi les sept destins différents dont on va parler sont des destins empreints de tristesse et souvent de violence. Il y a plusieurs histoires horribles, fondées sur des tabous ancestraux, qui font frémir et que la plume de Bénédicte rend presque bibliques. Chaque chapitre est centré sur un personnage, et chaque personnage semble éloigné des autres, mais il y a toujours quelque chose qui les relie finalement. Parfois, c’est évident, c’est montré, cela fait partie de l’intrigue. Parfois, c’est subtil, à peine perceptible et on pourrait lire et relire le roman plusieurs fois pour y trouver des indices.
Terres promises est un roman court de 250 pages, et généralement je préfère les œuvres longues, épaisses, consistantes, mais Terres promises a largement étanché ma soif, m’a abreuvée de mots, d’images, de symboles, et d’intrigues qui ont coulé doucement mais sûrement sur mon esprit, éveillant angoisses et réflexions.
Et, comme il invite à la relecture, il est bien plus épais que 250 pages…





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