L’avis qui ne comptait pas.

Retour dans le passé avec La bataille de Gaulle, L’âge de fer et J’écris ton nom, d’Antonin Baudry

Quand j’étais lycéenne, j’ai développé une obsession pour le moins étrange pour une fille de cet âge-là : De Gaulle. Non que je fusse particulièrement gaulliste, j’étais simplement fascinée par le parcours de ce personnage — de ses exploits à sa débandade finale — et par cet aspect physique si reconnaissable, presque incongru. Au bac, j’étais déçue de n’avoir pas à composer sur l’entière biographie du général De Gaulle, mais je suis quand même parvenue à l’imposer à mon correcteur, puisque je devais traiter la guerre d’Algérie. Alors, quand j’ai vu l’affiche du film d’Antonin Baudry, j’ai ricané tendrement et j’ai promis à l’ancienne lycéenne que j’étais que je l’emmènerai au cinéma bientôt.

Voilà donc à qui vous avez affaire aujourd’hui : une petite lycéenne, car je crois bien qu’il n’y avait personne d’autre dans ce corps lorsque les premières images ont été lancées. « Est-ce que j’ai l’air de débander ? » demande le moustachu, dos droit, rigide et infaillible, au milieu d’une scène de guerre peu encourageante. Et me voilà déjà acquise. J’ai 17 ans de nouveau et je me plonge avec ravissement dans cette histoire pétrie de subjectivité — la mienne et celle du réalisateur.

J’ai aimé, c’est certain ; sans doute est-ce édulcoré, tronqué et inexact, mais c’est un cinéma que j’aime. Les images sont belles, c’est une œuvre qui se regarde sur grand écran, ce n’est pas un simple téléfilm à la gloire du général. Les scènes de guerre sont époustouflantes, ce sont des hommages à part entière et moi qui n’aime pas les films de guerre, j’ai apprécié chaque minute de ces tensions extrêmes. Les personnages sont attachants et l’on s’y attache même quand le tragique de leur destin saute aux yeux. Les deux parties sont longues, mais l’ennui ne s’est jamais présenté, malgré les multiples conversations politiques, et j’affirme que j’aurais pu regarder les cinq heures d’un seul coup si je n’avais pas une vessie aussi petite ! 

L’humour m’a plu, aussi, et j’ai appris des choses. Pour être honnête, et je pense que c’est le cas de beaucoup de spectateurs, nous savions déjà des choses mais nous ne savions pas à quel point les choses étaient ce qu’elles étaient.

C’était passionnant. Je suis revenue dans le passé : un passé que je n’ai pas connu et le passé où j’avais dix-sept ans, et ça, c’est déjà une jolie expérience cinématographique estivale.

Commentaires

Une réponse à “Retour dans le passé avec La bataille de Gaulle, L’âge de fer et J’écris ton nom, d’Antonin Baudry”

  1. Avatar de keisha41

    J’ai juste vu la bande annonce du 1, restant bien hésitante. Il va repasser dans ma ville, avec le 2. Tu est convaincante!!!

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