L’avis qui ne comptait pas.

littérature française

  • Séjour enneigé à l’asile de Gaustad avec le cri de Nicolas Beuglet

    Séjour enneigé à l’asile de Gaustad avec le cri de Nicolas Beuglet

    J’avais vu ce livre il y a longtemps dans les mains de ma mère et j’avais ricané, parce que le titre Le cri était ironiquement raccord avec le nom de l’auteur « Beuglet ». J’ai une espèce de passion absurde pour les aptonymes et je peux rire pendant trois jours si je découvre sur mon chemin une plaque dorée avec écrit « M. LATTAQUE – Cardiologue ». Je suis allée spécifiquement dans le rayon des polars en octobre, parce que je voulais en découvrir un, j’avais en tête l’idée d’entrer dans la période d’Halloween avec des bonbons acides et des polars. Alors quand j’ai…

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  • L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    Je vais ouvrir ici mon année 2026 avec Maryse Condé : c’est une décision qui me paraît propre et optimiste comme un mélange de clémentine et de chocolats. Comme d’habitude, le roman m’a sauté dans les mains. J’errais à la médiathèque avec toute l’innocence du monde quand je suis passée tout-à-fait par hasard dans le rayon de Maryse Condé. La couverture toute colorée et le titre bien sombre m’ont capturée, je n’ai pas résisté, je n’ai rien pu faire, et en octobre 2025, j’ai dévoré la femme cannibale.

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  • Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    J’étais encore en train de fourrer mon museau dans le rayon de Maryse Condé à la médiathèque, quand des livres de Raphaël Confiant, disposés juste à côté, m’ont attiré l’œil. Il y avait Rue des Syriens que m’avait offert feu ma grand-mère et que j’avais lu, puis profondément aimé. J’avais une affection particulière pour ce roman et, même si j’avais toute une liste des autres Confiant que je voulais lire, je ne m’étais jamais exécutée. Alors, j’ai pioché un roman au hasard et je suis rentrée chez moi avec Tituba et Stéphanie Saint-Clair.

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  • Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Franchement, j’étais un peu honteuse d’admirer l’artiste sans admirer l’œuvre. Je me suis délectée des autobiographies de Maryse Condé, j’ai été inspirée par celles-ci, et par Maryse elle-même à vrai dire, mais je n’avais pas lu de romans de sa part. Les vrais pleins de fictions, ceux accouchés par l’imagination. Je me souvenais bien, pourtant, de ce roman qui était à mettre dans toutes les mains durant la tendance sur les sorcières, avec cette couverture magnétique chez Folio, sur laquelle une femme noire vêtue de blanc, sein nu, regarde vers la gauche. Alors, je me suis dit « lisons le livre…

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  • Maryse Condé l’autobiographe

    Maryse Condé l’autobiographe

    C’est à ce moment-là que je suis tombée sur un extrait de La vie sans fards, dans lequel la narratrice raconte comment elle abandonne son fils Denis. Ainsi ai-je commencé à lire Maryse Condé : quel genre de femme peut bien avouer un abandon d’enfant et le publier ? Le genre de femme que j’ai envie de lire.

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  • Le rouge et le noir de Stendhal n’a pas pris une ride

    Le rouge et le noir de Stendhal n’a pas pris une ride

    À la fac, mes professeurs parlaient de ce roman avec une telle exaltation, que cette dernière fît naître en moi une ambition nouvelle, mais j’étais toujours aussi ennuyée par ce début et la fin m’avait été gâchée en plein milieu d’un amphithéâtre par un professeur loquace qui pensait naïvement que nous l’avions tous déjà lu et pieusement annoté.

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  • La planète des singes, un bon roman pour mon pire cauchemar

    La planète des singes, un bon roman pour mon pire cauchemar

    J’ai peur des singes. Je ne suis jamais à l’aise quand je me retrouve dans un zoo et que j’ai en face de moi un singe, quelle que fût son espèce ; j’ai l’impression de le narguer, assise sur ma propre branche de l’évolution, et j’ai aussi l’impression de lire dans son regard qu’il me déteste personnellement…

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  • Non, le comte de Monte-Cristo n’est pas surcôté

    Non, le comte de Monte-Cristo n’est pas surcôté

    J’ai commencé Le comte de Monte-Cristo pour la même raison que j’ai fait connaissance avec Les trois mousquetaires : le cinéma. J’étais dans mon fauteuil rouge quand j’ai vu une bande-annonce de l’adaptation du roman de Dumas. Et moi, comme toute personne agaçante digne de ce nom, j’aime avoir lu le livre avant pour me faire un avis sur un film…

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