L’avis qui ne comptait pas.

  • L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    L’histoire de la femme cannibale de Maryse Condé ou l’histoire d’une femme qui ouvre les yeux

    Je vais ouvrir ici mon année 2026 avec Maryse Condé : c’est une décision qui me paraît propre et optimiste comme un mélange de clémentine et de chocolats. Comme d’habitude, le roman m’a sauté dans les mains. J’errais à la médiathèque avec toute l’innocence du monde quand je suis passée tout-à-fait par hasard dans le rayon de Maryse Condé. La couverture toute colorée et le titre bien sombre m’ont capturée, je n’ai pas résisté, je n’ai rien pu faire, et en octobre 2025, j’ai dévoré la femme cannibale.

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  • Bonne année 2026

    Bonne année 2026

    L’année 2025 s’achève pour moi dans des volutes de thé noir aux épices et des restes de Ferrero Rocher délicieusement écœurants ; c’est la patte toute tremblante que j’entreprends d’écrire un nouvel article, après avoir fui mes responsabilités pendant deux mois, parce que partager L’hospitalité au démon m’avait fortement troublée. Sensibleries.

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  • Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    Une rencontre hésitante avec Madame Saint-Clair, reine de Harlem, par Raphaël Confiant

    J’étais encore en train de fourrer mon museau dans le rayon de Maryse Condé à la médiathèque, quand des livres de Raphaël Confiant, disposés juste à côté, m’ont attiré l’œil. Il y avait Rue des Syriens que m’avait offert feu ma grand-mère et que j’avais lu, puis profondément aimé. J’avais une affection particulière pour ce roman et, même si j’avais toute une liste des autres Confiant que je voulais lire, je ne m’étais jamais exécutée. Alors, j’ai pioché un roman au hasard et je suis rentrée chez moi avec Tituba et Stéphanie Saint-Clair.

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  • Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Un franc récit de sorcière avec Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé

    Franchement, j’étais un peu honteuse d’admirer l’artiste sans admirer l’œuvre. Je me suis délectée des autobiographies de Maryse Condé, j’ai été inspirée par celles-ci, et par Maryse elle-même à vrai dire, mais je n’avais pas lu de romans de sa part. Les vrais pleins de fictions, ceux accouchés par l’imagination. Je me souvenais bien, pourtant, de ce roman qui était à mettre dans toutes les mains durant la tendance sur les sorcières, avec cette couverture magnétique chez Folio, sur laquelle une femme noire vêtue de blanc, sein nu, regarde vers la gauche. Alors, je me suis dit « lisons le livre…

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  • L’enfance aux multiples facettes par Jean-Baptiste Greuze au Petit Palais

    L’enfance aux multiples facettes par Jean-Baptiste Greuze au Petit Palais

    Je n’aime pas les enfants. Je n’aime pas les enfants, de la même manière qu’il n’y a aucun groupe social que j’apprécie particulièrement. Je trouve toujours cela très étrange d’aimer « les enfants » ou « les animaux », comme si chaque individu parmi ces groupes avait un point commun avec les autres le rendant irrésistible : il y a des enfants sympa comme il y a des collègues sympa et d’autres qui sont insupportables comme peuvent l’être également certains collègues. Pour moi, « les enfants », c’est un ensemble d’individus vulnérables envers lesquels nous avons fatalement des devoirs. Pas de quoi s’émerveiller.

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  • Maryse Condé l’autobiographe

    Maryse Condé l’autobiographe

    C’est à ce moment-là que je suis tombée sur un extrait de La vie sans fards, dans lequel la narratrice raconte comment elle abandonne son fils Denis. Ainsi ai-je commencé à lire Maryse Condé : quel genre de femme peut bien avouer un abandon d’enfant et le publier ? Le genre de femme que j’ai envie de lire.

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  • Les froides et bizarres petites boîtes de Yoko Ogawa

    Les froides et bizarres petites boîtes de Yoko Ogawa

    Quand j’ai déchiré avec maladresse le papier décoratif, j’ai été enchantée de découvrir un livre de Yoko Ogawa que je connaissais déjà pour l’infiniment triste Petit joueur d’échecs. Enchantée, certes, mais pour être honnête, également un peu rebutée : j’ai laissé le livre de côté un long moment car j’étais déjà triste et que je ne voulais pas saupoudrer du Yoko Ogawa sur ma tristesse. Alors, j’ai décidé d’attendre qu’il soit l’heure. Je n’ai pas attendu l’heure.

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  • Evanouis, un conte horrifique signé Zach Cregger

    Evanouis, un conte horrifique signé Zach Cregger

    Je suis obsédée par les disparitions d’enfants. Je crois que cela remue une peur profonde chez moi, depuis fort longtemps, parce que j’ai grandi dans une France arrosée de faits divers sordides. Je voyais les théories sur le petit Grégory dans les magazines posés dans les toilettes et les affiches d’Estelle Mouzin placardées aux péages — alors qu’elle et moi, on avait deux ans d’écart seulement. Quand j’étais enfant, ça me faisait peur. Quand j’étais ado, ça me faisait peur. Quand je suis devenue adulte, ça m’a terrifiée.

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